L'Anthropo-Bio-Cosmologie : l'ABC des relations
Anthropologiques entre la Biologie humaine et le Cosmos

 
 
Chakras, hormones et périodes planétaires géocentriques
 
Les chakras spirituels décrits dans le Kundalinî-yoga sont représentés par des fleurs de lotus et marquent, sur le corps vital de l'homme (prânamaya-kosha), les étapes de la progression de la Kundalini le long des nâdi (canaux), sushumna (canal central parasympathique), ida (canal sympathique gauche) et pingala (canal sympathique droit), qui relient entre eux les chakra (centres d'énergie).En ésotérisme, le manipûra-Chakra serait situé au niveau du plexus solaire, il aurait donc a un rôle dans la digestion. Quant au sahasrâra-Chakra, il se situerait au niveau de la Glande Pinéale, qui sécrète la mélatonine, hormone liée au sommeil. Mais en occultisme on enseigne que c'est le Chakra dans sa dimension subtile qui régulerait le plexus et la glande correspondante, et donc de proche en proche régit et harmonise le psychisme de l'humain. « Si, par exemple, l'hormone de la glande pinéale est sécrétée en quantité adéquate, ce serait en conséquence d'un chakra harmonieux, et l'individu aurait alors un sommeil régénérateur. Le scientifique dira que c'est grâce à la sécrétion de la mélatonine, l'occultiste lui dira que c'est l'ouverture du sahasrâra-chakra qui offre un sommeil régénérateur », nous dit le site Wikipédia sur ce sujet (https://fr.wikipedia.org/wiki/Chakra). Pour éclaircir cette polémique, nous souhaiterions montrer ici que les chakras ont tous une relation étroite avec certaines hormones diminuant avec l’âge et que, ces périodes d’âge correspondant aux périodes planétaires géocentriques, les chakras correspondent à certaines planètes.
 
Etude comparative des chakras dans la littérature ésotérique
 
Voyons ce à quoi correspondent les chakras dans la littérature ésotérique et si ces correspondances évoquent certaines planètes.
 
Tableau pluriethnique des chakras dans la littérature ésotérique (les surlignages de même couleur indiquent les similitudes interculturelles)
 
chakras ethnie
sources :
chez les hébreux : Souzenelle, 1991; en Chine : Steens, 1985 ;
au Tibet : Govinda, 1960 :
sur les syllabes, les animaux et les sens en Inde : Coquelle, 2002 ;
sur les organes et les centres nerveux : Sharamon, Baginski, 1991
 
 

















































Le chakra racine évoque souvent Saturne. Ce chakra se doit d’être « solide, ferme et stable », selon la littérature ésotérique. Au Tibet, le cheval lui est associé, animal chthonien qui symbolise la libido ou l’inconscient, il est un archétype voisin du Temps et de la Mère. En Chine, Saturne est associé à l’élément Terre et à la couleur jaune. Du point de vue de la kabbale, il correspond à Malkuth, la sefirot des pieds, genoux et jambes.
La chakra hypogastrique (ou « hara ») évoque la Lune et correspond aux ovaires et aux testicules, au système uro-génital et aux reins, à la vessie, mais aussi au sang, à la lymphe (à tout ce qui est liquide) dans le corps humain. Sur le plan kabbalistique, la Lune correspond aux sefirots 7,8 et 9 qui forment le « triangle » de l’appareil uro-génital. Le deuxième chakra, selon la littérature traditionnelle, est « l’expression du symbole yin-yang et des polarités inverses comme la lumière et les ténèbres », la Lune étant le seul astre à être visible tant de jour comme de nuit. Elle correspond à l’Eau et à la couleur blanche, en Inde, qui es celle de la Lune. La syllabe tibétaine « Hum » lui est associé, alors que la lettre kabbalistique est « Mem » (correspondant à l’élément eau), deux consonnances d’un « m » lourd que l’on pourrait lier à l’eau et à l’éléphant chez les tibétains. En Inde, l’éléphant symbolise la stabilité et la royauté. Notons que l’éléphant (indien) correspond au chakra-racine. Mais, en Inde comme au Tibet, l’éléphant est un animal associé au crocodile (ou à la tortue, en Chine) qui supporte le monde. Il symbolise aussi la chasteté, comme Diane la déesse lunaire (symbolisant la chasteté et la naissance). Le symbole animal, en Inde, est celui du crocodile porteur du monde mais il est aussi symbole de l’eau et de la nuit.
La planète Mars peut être associée au chakra épigastrique, qui à pour organes correspondant le pancréas, le système digestif et le foie. Le pancréas joue un rôle essentiel pour le stockage et les dépenses énergétiques. L’élément Feu et la couleur rouge  correspondent à Mars, en Inde, au Tibet et en Chine. Il faut noter que la lettre kabbalistique « Shin », fait entendre (comme la syllabe indienne tibétaine « Hri ») un « i » sifflant assimilé au bruit que fait le feu lors de sa combustion. La sefirot Tipheret lui correspond, symbole du rayonnement du plexus solaire dans tout l’organisme. En Inde, le troisième chakra est symbolisé par la syllabe « Ram » et par la représentation d’un bélier (qui est la traduction du terme précédent "Ram"). Le bélier est le symbole de la force génésique qui assure la reproduction du cycle vital, la tradition hermétique parle d’un verbe dont les sonorités sont en rouge et en or, en affinité astrale avec Mars et le Soleil. Enfin, chez les Tibétaines, le paon, animal solaire, est attribué à l’élément feu et à la couleur rouge. En Birmanie, le paon est le destructeur des serpents symbolisant l’eau (opposition du feu du chakra solaire à l’eau du chakra précédent). Le paon est, dans la tradition chrétienne, l’animal aux cents yeux (symbolisés par les plumes sur lesquelles figurent de multiples cercles colorés) s’abreuvant dans le Calice eucharistique, qui signe la vue effective de Dieu, alors que dans Le livre des morts tibétain sa correspondance à l’émanation du Bouddha Amitâha, lui donne les qualités de la discrimination et de la vision intérieure.
Jupiter peut être associé au chakra cardiaque, qui a pour organes correspondants ceux du système cardio-vasculaire et du système respiratoire supérieur. On peut aisément rapprocher ces organes du type dit « sanguin » que la tradition astrologique attribut à Jupiter. Au niveau kabbalistique, se sont les sefirots 4 et 5 qui lui correspondent, ainsi que les bras symbolisant les deux colonnes, masculine et féminine, de l’Arbre de Vie, servant à l’expression et à la communication. Selon la littérature ésotérique, « le chakra cardiaque a un rôle d’équilibre dans les différentes parties de vous-même et dans votre relation avec les autres, avec un constant réajustement pour vous adapter à chaque situation ». En Inde, l’élément Air et les couleurs verte et grise bleuté sont en analogie avec la planète dont la tradition astrologique associe son tempérament sanguins à l’air. Au Tibet, l’animal associé au symbole du Livre des morts est l’homme-oiseau symbolisant toujours cet élément (air). La lettre kabbalistique « Aleph » associée aux symboles du chakra commun aux chakras du cœur et de la gorge, le lettre kabbalistique « Aleph » correspondant à l’élément air.
Vénus, alias « chakra de la gorge », correspond à la thyroïde, au système respiratoire supérieur, à l’oreille et aux cordes vocales du larynx. C’est la voix et la parole qui permet (ou pas) de faire passer ses sentiments et son ressenti, alors que leur inhibition provoque la sensation d’ « avoir les boules » et induit angoisse et peur à l’instar de Vénus qui, dans la tradition chinoise, correspond au métal et à la peur. C’est aussi la gorge et la mâchoire qui est le premier temps de la digestion, alors que le chakra précédent régit le second temps, dans les intestins et l’estomac. En Chine et en Inde, la couleur blanche lui est associée, ainsi que l’élément « éther » (Inde) ou « métal » (Chine), ce qui est conforme à l’éclat de l’étoile des bergers qui scintille d’un jaune clair et métallique. La lettre kabbalistique « Aleph » est proche de la syllabe indienne « A » correspondant aux symboles du chakra suivant.
Mercure, associée au chakra frontal, est lié à l’hypophyse, au système nerveux central, aux sens, aux yeux et au nez, alors que le chakra précédent était lié à l’ouïe. Les zones de la vision se répartissent en zone de réception primaire, zone de prise de conscience et zone d’analyse et d’interprétation. C’est aussi le centre des informations visuelles traitées par le cerveau pour les interpréter et leur donner un sens. Selon la littérature ésotérique : « C’est le centre de la connaissance concrète. Il nous permet ainsi de comprendre une structure abstraite et d’enregistrer les éléments d’une science dans notre mémoire ».
Les planètes transsaturniennes, que sont Uranus, Neptune et Pluton, pourraient être associées au chakra coronal qui est lié au cortex et à l’épiphyse. Ainsi elles font suite à Saturne, planète du chakra-racine. Sur le plan kabbalistique, il correspond à la sefirot Kether, au cerveau, au crâne, alors que le chakra précédent correspondait aux sefirots 2 et 3 (Chokmah et Binah). La lettre « Om » lui correspond bien en Inde et au Tibet. L’épiphyse régule l’accommodation aux rythmes de la vie avec lesquels les planètes transsaturniennes semblent en corrélation. Le chakra coronal ouvre les portes de l’après vie, ou tout au moins à la marge de la vie. Par opposition au chakra précédent, il est le centre de la transcendance et de la connaissance intuitive et, selon la littérature ésotérique, « met l’humain en relation avec le monde de l’inspiration et de la connexion spirituelle ».
 
Chakras et planètes
 
Mais ces attributions ésotériques et symboliques, données pêle-mêle, sont-elles compatibles avec le rôle des glandes et des hormones leur correspondant ?
 
chakras et planètes< Correspondances des planètes aux chakras, selon leurs périodes géocentriques
 
Nous avons déjà vu (article "Médecine alternative") la correspondance des hormones avec les chakras.
Il semble qu'une certaine cohésion apparaisse clairement en analysant les attributions pathologiques des chakras et celles des planètes selon la tradition astrologique de type oriental dont l'Occident a hérité.
Dans notre tableau ci-dessous, nous avons accordé aux chakras (dans l'ordre chronologique décroissant, en partant du chakras racine), les périodes planétaires géocentriques.
En procédant de cette manière, les organes des chakras correspondent à ceux des planètes dans la tradition ptoléméenne de l'astrologie classique.
Nous pouvons donc conclure que les mêmes pathologies étaient attribuées aux chakras et aux planètes. De plus, certaines similitudes avec les sens attribués aux chakras comme aux planètes, confirme l’hypothèse de corrélation entre chakras et planètes traditionnelles.
Ajoutons que dans cette optique, le chakra coronal vient correspondre aux planètes transsaturniennes et fait la jonction entre le chakra racine saturnien et le chakra frontal mercurien, les deux planètes faisant partie du sous-groupe nocturne alors que le régime nocturne de l’imaginaire est celui des planètes transsaturniennes.
 
 
 



 
 
 







Correspondances des planètes avec les chakras
Symboles des éléments des stûpas
Eléments hindous*
Planètes correspon-dantes*
Chakras correspondant aux éléments hindous (symboles)
Organes correspondant aux chakras
Sens corres-pondant aux chakras
Correspon-dances avec les périodes planétaires géocentriques
Sens correspondant aux planètes (Ptolémée)
**
Organes correspondant aux planètes (Gouchon, 2001)
Cube (terre)
Terre (P?thivî)
Mercure
(3 mois)
Racine (carré)
Mûlâdhâra
Os, dents, squelette, intestin, rectum, jambes
Odorat
Saturne
(30 ans)
 
Ouïe
Os, dents, squelette
Coupe (eau)
Eau (Âpah)
Vénus
(8 mois)
Lune corégente
Hypogastrique (lune)
Svâdhisthâna
Organes de reproduction, système uro-génital, rein, vessie
Goût
Lune
(19 ans)
 
Goût
Estomac, lymphe, ovaires
Cône (feu)
Feu (Tejas)
Mars
(2 ans)
Soleil corégent
Epigastrique (triangle)
Manipûra
Sys. digestif, plexus solaire, foie, vésicule biliaire
Vue
Mars
(15 ans)
 
Vue (Soleil)
Organes génitaux, bile, tête
Double cône (ciel)
Air (Vâyu)
Saturne
(30 ans)
Cœur (double triangle)
Anâhata
Cœur, système cardio-vasculaire,
poumons
Toucher
Jupiter
(12 ans)
 
Toucher
Foie, poumons, artères
Flammèche (éther)
Éther (Âkâsha)
Jupiter
(12 ans)
Gorge (cercle dans triangle)
Vishuddha
Bras, cou, cervical, gorge, appareil vocal
Ouïe
Vénus
(8 ans)
 
Odorat
Organes génitaux, reins, gorge (bouche)
 
Esprit (Manas)
 
Front (cercle)
Âjñâ
Système nerveux central
(pensée)
Mercure
6 et 7 ans)
 
Entende-ment (pensée)
Nerfs, vie mentale et cérébrale
 
Vibration
 
Coronal (cercle)
Sahasrâra
Cerveau, épiphyse
 
Trans-saturniennes
 
Cerveau, organes sexuels
 
(* selon la Brhat Samhita of Varahamihira (1981) datée de la fin du VIe siècle av.J.C., antérieur à Polémée ** daté du IIe siècle de notre ère)
 
Chakras, hormones et périodes planétaires

tableau planètes chakras hormones

Nous avons déjà expliqué ailleurs (voir article « Médecine alternative : chakras et hormones ») la relation des chakras aux hormones diminuant avec l’âge et les diverses interactions entre les glandes des différents chakras. L’épiphyse et l’hypophyse-hypothalamus ont toutes une action sur les sécrétions des autres glandes, excepté une action directe sur le thymus, qui règle la croissance, mais l’épiphyse a une action sur l’hormone de croissance. Ainsi l’épiphyse et l’hypophyse-hypothalamus ont-ils une action « en cascade », en amont des chakras coronal et frontal sur les autres glandes et hormones des chakras en aval. Les pics des sécrétions hormonales correspondent aux périodes géocentriques des planètes.
La mélatonine, qui est régie par la voie rétino-hypothalamique, a un pic vers 7-8 ans, âge correspondant aux périodes de Mercure et de Vénus (l’action « en cascade » semble ici faire « déborder » l’âge de sécrétion maximum de la mélatonine jusqu’à celle de Vénus par interaction de l’hypophyse-hypothalamus sur la thyroïde). Le thymus, régissant la croissance pendant l’enfance jusqu’à la puberté correspond à la période géocentrique de Jupiter (de 8 à 12 ans). L’hormone de croissance (HGH), la progestérone et la testostérone (sécrétés par les ovaires et les testicules), qui connaissent un pic à la puberté et à l’adolescence, correspondent à la période géocentrique de Mars (de 12 à 15 ans) et de la Lune (de 16 à 19 ans). Enfin, la DHEA, sécrétée par les surrénales, a un pic entre 15 et 30 ans, période qui correspond à Saturne (de 20 à 30 ans).
 
Conclusion
 
Les glandes et les hormones seraient-elles responsables des « effets » des chakras correspondant aux périodes géocentriques des planètes ? Nous dirons plutôt qu’il est possible que l’Homme ait, au cours de son évolution biologique, intégré les périodes planétaires qu’il a observées depuis la Terre. Les premières médecines de tradition écrites auraient-elles alors attribué aux « centres énergétiques » ou chakras des organes, puis des glandes endocriniennes dont les sécrétions varient avec les périodes d’âge correspondant aux périodes géocentrique planétaires ? C’est une hypothèse intéressante que la science ne peut cependant pas établir. Les attributions hindoues des planètes aux chakras, qui sont attestées depuis le VIe siècle avant notre ère, sont plutôt d’ordre symbolique avec les éléments de la tradition hindoue (en Inde, Saturne correspond à l’Air, Mercure à la Terre etc., voir tableau « Correspondances des planètes avec les chakras »). Mais la correspondance des sens attribués aux chakras avec les sens attribués bien plus tard, comme en témoigne Ptolémée au IIe siècle de notre ère, aux planètes, ainsi que le lien étroit entre les pathologies des chakras et celles des planètes traditionnelles de l’astrologie classique encore pratiquée de nos jours sont fort troublants.



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