L'Anthropo-Bio-Cosmologie : l'ABC des relations
Anthropologiques entre la Biologie humaine et le Cosmos

 
 
Changements climatiques, planètes géantes gazeuses et histoire
 
En guise de préambule, signalons que de nombreuses polémiques existent entre partisants de la responsabilité humaine du réchauffement climatiques et les "sceptiques", dont fait parti Benoît Rittaud (2010) qui démontre l'inexactitude du graphique en « crosse de hockey » de la variation de la température moyenne du globe depuis 1 000 ans proposée en 1998 puis 1999 par Michael E. Mann. que voici.crosse de hockey
Ce graphique souligne l'accroissement marqué de température depuis 1900. Il revoit à la baisse l'importance donnée à la période chaude correspondant au Moyen Âge européen (optimum climatique médiéval), suivie d'une période froide à partir de la Renaissance jusqu'au milieu du XIXe siècle (petit âge glaciaire), deux périodes que les historiens supposaient plus marquées. La reconstitution de Mann et al. représente un argument parmi d'autres en faveur du réchauffement climatique d'origine principalement anthropique et a été mentionné dans le rapport 2001 du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC). A la vue de cette courbe, plusieurs questions surgissent, nous fait part Benoît Rittaud. Comment, par exemple, Hannibal aurait?il bien pu franchir les Alpes avec ses éléphants et ses dizaines de milliers de soldats si autant de glace s'y trouvait aussi en 218 avant notre ère ? Comment expliquer cette découverte, en 2005, d'un site archéologique rais aujour par le recul de certains glaciers de la région de Berne, en Suisse, attestant entre autres l'existence d'une voie de circulation régulière entre l'Oberland et le Valais il y a quelques siècles, voie devenue impraticable par la suite en raison de la progression des glaces? De même, bien qu'Erik le Rouge, au Xe siècle, ait sans doute un peu idéalisé sa description du Groenland nouvellement conquis, les sites archéologiques n'en témoignent pas moins de la présence d'une agriculture permanente jusqu'au XIVe siècle (Ibid, p.5).
courbe climatLe graphisme tenant compte de ces changement climatologique depuis l'Antiquité jusquà nos jours, en passant par les optimum et minimum déjà cités est celui de Lloyd D. Keigwin, dans son article "Warm Period in the Sargasso Sea" (1996) que voici ci-contre.

Ce préambule étant dit, posons nous la question de savoir si les changements climatiques ont-ils un rapport avec les lois des astres, c’est-à-dire, l’astronomie ?
Nous verrons que les planètes géantes et gazeuses que sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ne sont pas étrangères aux grands épisodes des changements climatiques.
Puis, nous verrons comment ces changements climatiques, dus à l'impact de ces géantes, influent sur l'histoire des hommes.
 














Les géantes gazeuses ont-elles un impact sur le climat ?
 
Les connaissances actuelles démontrent qu’il existe plusieurs causes d’origine astronomique sur l’activité solaire, notamment avec l’apparition de tache à la surface du Soleil, qui ont des répercutions sur le climat : il s’agit de l’impact gravitationnel des planètes géantes et gazeuses.
 
L'explication par les barycentres
 
Les variations de « l'activité du Soleil sont liées aux cycles de l'oscillation irrégulière de la masse du centre du système solaire soit le barycentre du système solaire » (http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil1.htm). Le tracé du mouvement du Soleil autour du barycentre du système solaire est «  modifié par la variation de la position des planètes géantes (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune) dont surtout Jupiter » (Ibid.). La distance entre le Soleil et le barycentre du système solaire dépend donc de la position des planètes gazeuses et principalement de Jupiter, la planète la plus massif. « Quand les quatre planètes joviennes [Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune] (…) sont alignées et du même coté du Soleil (…) le barycentre est à la distance le plus loin du Soleil » (Ibid.). C’est-à-dire que les conjonctions de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ont un impact sur la diminution de l’activité solaire et donc sur la baisse de la température globale. Au contraire, « quand Saturne, Uranus et Neptune sont alignées du même coté du Soleil et que Jupiter est à l'opposé du Soleil alors (…) le barycentre est à la distance minimum du centre du Soleil » (Ibid.). C’est-à-dire que les conjonctions de Saturne, Uranus et Neptune, opposées à Jupiter, ont un impact sur l’augmentation de l’activité solaire et donc sur la hausse de la température terrestre.
 
barycentre
Ce schéma représente l'oscillation irrégulière du Soleil autour du centre de la
masse du système solaire dans une perspective héliocentrique. Le Soleil est
représenté par un cercle orange épais. La position du centre de la masse relative au
centre du Soleil est indiquée par des points et par des petits cercles suivant les années.
(D'après Theodore Landscheidt)
 
 
Sur ce schéma nous voyons que le barycentre plus proche du Soleil en 1991, 2002 et 2014 et sur le suivant nous observons bien que ces années correspondent à une forte activité solaire et donc à un réchauffement. La proximité solaire du barycentre a donc pour effet d’augmenté l’activité du Soleil et la température du globe, alors que son éloignement diminue l’activité solaire la température terrestre.
 
NASA
Source : Nasa/Marashall Solar Physics.
 
Le rôle de Jupiter et Saturne
 
Sur le long terme, les alignements des planètes géantes rythment l’activité solaire et donc les grands changements climatiques. Sur le moyen terme aussi. « L'influence des deux plus gros corps gravitationnels du système solaire [Jupiter et Saturne] en opposition de phase ou en conjonction est maximale sur le soleil (en opposition sur l’illustration) » (http://www.usphere.com/index.php?title=Explosion_solaire_cataclysmique_et_Plan%C3%A8te_X).
jupiter saturne
Lors des conjonctions inférieures et supérieures de Jupiter avec Saturne, l’activité solaire augmente et, par conséquent, la température globale aussi.
Sur le long terme les « orbites différentes du centre de gravité du Soleil du barycentre du système solaire se reproduisent séquentiellement avec une période de 179,6 ans » (http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil1.htm).
 
Climatologie et configuration planétaire
 
 
En premier lieu, nous avons voulu comparer les conjonctions vues de la Terre avec celles vues du Soleil. Il n’y a pratiquement pas de différence de datation entre les configurations planétaires selon le système héliocentrique et les relevés effectués du point de vue de la Terre, c’est-à-dire selon le système géocentrique, pour les planètes éloignées Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Nous utiliserons les données héliocentriques, mais les deux systèmes donnent les mêmes dates à 6 mois près.

De 800 à 2000

Changement climatique et configuration planétaire  de 800 à 2000 : conjonction d’Uranus, Neptune et Pluton configurées avec Jupiter et Saturne
Périodes climatiques
années
conj. inf.
conj. inf.
conj. Sup.
conj. Sup.
 
 
 
 
 
 
Optimum médiéval
795
J-U-N
 
 
 
839
U-P
 
 
 
878,5
J-U
 S-N
U-N
 
889
J-S
 
U-P
 
903
N-P
 
 
 
946
U-P
 
 
 
965
U-N
 
 
 
1033
 
 
U-P
 
1051
 
 
U-N
 
1091,5
U-P
S-N
J-(U-P)
 
1137
U-N
 
J-S
 
1142
 
 
U-P
 
1156
 
 
N-P
 
1201
U-P
S-N
 
 
1219
 
 
U-N
 
 
Petit Âge Glaciaire
(PAG I)
1306,5
J-S-U-N
 
 
 
1344,5
U-P
J-S-N
 
 
1396
J-N-P
 
U-(J-N-P)
 
1398,5
N-P
S-U
 
 
1455
U-P
 
J-P
 
 
 
Réchauf-fement
1479,5
U-N
S-P
J-(U-N)
 
1540
 
 
U-P
S-N
1564
J-S
 
U-N
 
1598
U-P
 
 
 
 
Petit Âge Glaciaire
(PAG II)
1643
J-S
 
N-P
 
1651
J-U-N
 
P-(U-N)
 
1710
U-P
 
 
 
1732,5
J-P
 
U-N
S-(J-P)
 
 
 
Réchauf-fement
1821
U-N
J-P
 
 
1849,5
U-P
 
J-N
 
1892
N-P
 
J-S
 
1909
 
 
U-N
J-S
1966
U-P
 
S-(U-P)
 
1993
U-N
 
J-P
 
2000,5
J-S
 
J-P
 
 
En second lieu, nous avons dressé la liste des conjonctions entre les planètes Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton de 800 à 2000 corrélée avec les grandes périodes climatiques. Plus précisément, nous avons tenu compte de toutes les conjonctions entre transsaturniennes (Uranus, Neptune et Pluton) et des conjonctions de Jupiter et Saturne avec ces dernières ou seules lorsqu’elles avaient lieu la même année qu’une conjonction entre transsaturniennes.
Sur notre tableau (2), les cases en violet soulignent les conjonctions inférieures d’Uranus-Neptune connaissant des conjonctions inférieures ou supérieures avec Jupiter et/ou Saturne.
Les cases vertes marquent les conjonctions inférieures ou supérieures d’Uranus avec Neptune.
On observe que le début des grandes périodes climatiques correspond aux conjonctions des gazeuses géantes.
De plus, l'explication par les barycentres (voir plus haut) se vérifie. Les lignes de notre tableau surlignées en rouge correspondent aux périodes de proximité du barycentre, qui a une action sur les taches solaires et l’augmentation de la température, due à l’opposition de Jupiter aux autres géantes. Les conjonctions opposées à Jupiter ont lieu, néanmoins sans Saturne (soit Jupiter opposé à Uranus-Neptune), mais la proximité des oppositions ou conjonctions de Jupiter-Saturne (surlignées en noir dans le tableau), qui a un impact sur l’augmentation de l’activité solaire, peut être considérée comme un renforcement des précédentes oppositions de Jupiter à Uranus-Neptune.
En ce qui concerne la baisse de l’activité solaire, l'explication par les barycentres se vérifie aussi : les périodes surlignées en bleu correspondent aux éloignements du barycentre lorsque Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont alignés du même côté du Soleil, ce qui provoque une baisse de son activité. Sur le long terme, les orbites différentes du centre de gravité du Soleil du barycentre du système solaire se reproduisent séquentiellement avec une période de 179,6 ans, période qui peut être rapprochée de celle de 170 ans entre deux conjonctions Uranus-Neptune et de 340 ans entre Jupiter-Saturne-Uranus-Neptune pour les débuts des phases de refroidissement ou Uranus-Neptune opposés à Jupiter pour les débuts des phases de réchauffement.
 
Les analyses plus récentes confirment la corrélation possible entre configuration planétaires et climat : la conjonction Jupiter-Uranus-Neptune (1651) marque la période de refroidissement (1650-1700), alors l’opposition de Jupiter à Neptune (1849), puis l’opposition Jupiter-Saturne (1909) marque la période de réchauffement à partir de 1850.
 
 






La littérature scientifique confirme-telle l’existence de ces bouleversements climatiques ?
 
Les rapports étroits entre géantes gazeuses et climat pose une question : le phénomène climatique est-il propre à l’hémisphère nord ou bien est-il généralisé ? Pour répondre à cette question, il nous faut consulter la littérature scientifique.
 
En Europe
 
photo glacier europeLe Petit Optimum Médiéval
Le début du POM  correspond astronomiquement parlant à 795-839 (J-U-N et J-U). Le Roy Ladurie nous qu’on « situe ce POM de façon approximative, et néanmoins assez solide, grâce aux recherches de Holzhauser relatives au glacier de Gorner. Toute la longue période qui court entre 800 ap. J.-C. (couronnement de Charlemagne) et1120 ap. J.-C. (début de la reconstruction de Vézelay, pour fixer les idées) semble être de recul et d'amaigrissement glaciaire in situ Gornerii, et donc vraisemblablement de petit optimum médiéval » (Le Roy Ladurie, 2004, p.18).
 
Le début du Petite Âge Glaciaire I
Le début du PAG I correspond aux configurations planétaires de 1306 (J-S-U-N). Le même auteur nous parle de « Beaux étés du XIIIe siècle, hivers pas trop neigeux en altitude montagnarde, avec possiblement de bonnes récoltes céréalières à la clé, en nombre à tout le moins suffisant. Les choses, néanmoins, « se gâtent» progressivement à partir de 1300, lors d'une période que Pfister fait coïncider avec l'effectif début d'un certain petit âge glaciaire ou PAG » (p.18).
 
Réchauffement
Nous faisons une distinction entre PAG I et II, parce qu’il y a eu une période de réchauffement durant le petit Âge glaciaire. Le début du réchauffement a eu lieu lors des configurations astronomiques de 1479 (J-(U-N)). Le Roy Ladurie évoque des « étés chauds, clairsemés de 1441 à 1495 » (p.137) et « Le beau XVIe siècle (1500-1560) » (pp.157-181) lors de l’opposition de J-S en 1564.
 
Le début du PAG II
Le début du PAG II correspond aux configurations planétaires de 1643 (J-S) et de 1651 (J-U-N), le spécialiste du climat en Europe, lui, ne fait qu’évoquer des dates plutôt antérieures lorsqu’il parle des « froids et fraicheurs fin de siècle : les 1590’s » (pp.239-290) et « en particulier : les sept années qui courent de 1591 à 1597 » (p.239).
 
Les sources historiques semblent, de façon approximative pour l’Europe, être en accord avec la courbe des températures à la surface de la mer que nous avons choisie. Cependant les avancées glaciaires de l’ensemble du globe peuvent aussi expliquer le « décalage » entre données astronomiques pour le PAG II (XVIIe siècle) et la réalité européenne (fin XVIe siècle), car le PAG II est quelque peu décalé dans le reste du monde.
 
Le PAG dans le reste du monde
 
Le PAG a-t-il été spécifique à l’Europe et à l’hémisphère septentrional ? La réponse de Bernard Francou (Francou et Vincent, 2007) est catégorique : « le PAG n’a pas été limité à l’hémisphère nord, comme on le pensait encore il y a vingt ans. Il est bel et bien présent partout par des avancées s’échelonnant entre le XIVe et le XIXe siècle suivant les régions » (p.66), c’est-à-dire ce que nous nommons le PAG II. Il est présent en Nouvelle-Zélande, en Himalaya, au Tibet, dans les chaînes d’Asie Centrale.
En Alaska, les chercheurs américains qui se sont attelés au PAG ont enregistré durant cette période la plus forte poussée glaciaire de tout l’Holocène. Beaucoup de glaciers auraient avancés dès le début du XIIIe siècle, comme dans les monts Brooks par 68° nord. Dans les massifs intérieurs, la date d’expansion glaciaire qui revient le plus souvent est 1570. Plus au sud, pour beaucoup de glaciers la plus vaste extension date du XVIIIe siècle. En ce qui concerne les rocheuses canadiennes, grâce au bois fossile, il a été non seulement possible de dater les moraines (roches que les glaciers « poussent » devant eux) mais aussi de reconstituer les températures estivales qui ont plongé vers 1200, 1300, à la fin du XVIIe et au cours du XIXe siècle.
« Pour conclure, sur les chaînes d’Alaska et sur les Rocheuses, le PAG y est bien présent, marqué par des extensions glaciaires importantes, comme en Europe, dès le XIIIe/XIVe siècle. Mais les grands maxima ont été plus tardifs, entre la seconde moitié du XVIIe et le fin du XIXe siècle » (p.62).
 
Concernant les Andes, les résultats photo glacier andemontrent la même similitude. A haute altitude, des chercheurs de l’Université de l’Ohio, grâce à un carotte de glace trouvée au sud de Cusco (Pérou), ont pu trouver des indicateurs d’un climat plus froid entre le XIVe siècle et 1880. Dans les Andes, les marges glaciaires datées présentent toutes le même résultat : les glaciers ont avancé avant 1650. La moraine du massif de Charquini, près de La Paz, des fragments de tourbe (datés au C14 du XIIe siècle) ont démontré que vers 1150 après J.C. les glaciers andins, comme en Europe, étaient en retrait.

courbe glacier andecourbe glacier europe< comparaison entre les glaciers européens et andins>
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
Nous devons maintenant confronter l’impact des géantes gazeuses, constaté sur le climat de la période historique sur le long terme.
 
Gazeuses et climat dans l’Antiquité 
 
 
Configurations planétaires et maximum des températures de 1000 à 500 av. J.C. (source climatologique : Keigwin, 1996)
 
climats
planètes
nature
date
configuration
date
Maximum antique (I)
vers 1000
conjonction
J-U-N-P
vers 1085
Maximum antique (II)
vers 500
conjonction
J-U-N-P
vers 573











Les dates des conjonctions ou oppositions correspondent approximativement à celles des deux maximum du réchauffement climatique de l'Antiquité.
 
Les conjonctions de Jupiter, Uranus, Neptune et Pluton ont lieu approximativement aux mêmes dates que les maxima antiques.
 
conj 500< conjonction de Jupiter, Uranus, Neptune et Pluton en 573 avant J.C.
 
Jupiter, Uranus, Neptune et Pluton sont très proches les uns des autres en 1085 et 573 avant notre ère. Les mêmes conjonctions se reproduisent dans un orbe de 30° en 63 avant notre ère et en 440 après. Leur périodicité théorique est d’environ 500 ans, mais elles ne se reproduisent plus dans un orbe égal ou inférieur à 30° après 440.
 
Nous avons vu que les grandes périodes climatiques commencent aux conjonctions des gazeuses géantes et que l'explication par les barycentres se vérifie : aux périodes de proximité du barycentre, due à l’opposition de Jupiter aux autres géantes, il s’opère une augmentation de la température globale ; les périodes correspondant aux éloignements du barycentre, lorsque Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune sont alignés du même côté du Soleil, il s’opère une baisse de son activité. Ces configurations sont corrélées aux débuts des phases de changements climatiques (réchauffement pour Jupiter opposé aux autres géantes ou refroidissement dans le cas des conjonctions avec le plus grand nombre de gazeuses).
D’autre part, sur le long terme,  les alignements des géantes gazeuses, Uranus et Neptune et Jupiter correspondent aux pic des maximum de réchauffement climatique de l'Antiquité.




Quant les bouleversements climatiques agissent sur l'histoire de hommes : l'exemple de la Chine antique
  
Si les scientifiques ont souvent souligné que le réchauffement global que nous connaissons aujourd'hui était susceptible d'entraîner des troubles sociaux, les conséquences histo­riques des bouleversements climatiques sur les sociétés n'ont jamais bénéficié d'études quantitatives.C'est ce qu'ont choisi de faire David Zhang et Harry Lee(2011).

Température, guerre et démographie
 
graphisme climat guerreCes dernières années, ces chercheurs ont confron­té des reconstitutions en haute définition des variations du paléoclimat et des données très précises sur la fréquence des guerres en Chine, sur la période allant de l'an 1000 à 1911 (soit ta fin de l'empire qing), afin d'explorer les impacts sociaux des changements climatiques. Cette recherche a porté sur les 1672 conflits qui prirent place en Chine sur ce quasi-millénaire. Et le résultat statistique montre que la fréquence des guerres s'accroît dans un climat froid. Répliquant les oscillations de température dans l'hémisphère Nord, le rythme des affrontements en Chine suit un schéma cyclique, les moments de trouble alternant avec des accalmies relatives et influant ta croissance démographique.
Dans la figure 2, les chercheurs ont exprimé la fréquence totale des guerres et rébellions par décade avec une courbe rouge, et les avons regroupées en quatre classes: très élevée (plus de 50 conflits par décade), élevée (de 25 à 50 conflits par décade), modérée (de 10 à 25 conflits par décade), et basse (moins de 10 conflits par décade). 8 des 10 pics montrant une fréquence élevée ou très élevée des guerres coïncident avec des phases climatiques froides. 3 de ces 10 pics surplombent les autres, et 2 d'entre eux prirent place lors des phases les plus froides. Toutes les phases froides sont marquées par une ou deux périodes où la fréquence des guerres est élevée. Parmi les types de conflits, les rébellions (figure 2, ligne orange) dominent, et leurs va­riations sont hautement corrélées aux changements climatiques.
 
Famines et soulèvements
 
Selon David Zhang et Harry Lee, les guerres provoquèrent des changements sociaux notables (figure 3): à l'exception de la dynastie Yuan (1271-1368), qui s'effondra huit ans après la fin d'une phase froide, tous les changements dynastiques prirent place lors de refroidissements, qui étaient égale­ment marqués par des fréquences élevées de guerres. Il est aussi à noter que 5 des 6 phases froides furent L'occasion d'effondre­ments démographiques, les pertes de po­pulation s'échelonnant de 30 à 80 millions de personnes.
L’explication est la suivante : vu la technologie limitée des sociétés agraires traditionnelles, la réduction des températures durant une phase froide limitait l'énergie solaire dispo­nible, obérant la production agricole et rédui­sant les capacités de l'homme à agir sur son milieu. Comme les populations nombreuses issues des phases de réchauffement anté­rieures ne pouvaient se maintenir, les famines et les soulèvements se multipliaient à l'échelle nationale. Ces rébellions, dont l'initiative re­venait souvent aux paysans, se nourrissaient des conditions résultant des phases froides. Le chaos domestique affaiblissait le pouvoir d'État, et instaurait un environnement propice aux invasions des peuples nomades du Nord. Les tensions entre États, groupes ethniques et tribus s'intensifiaient lors des périodes de refroidissement, expliquant l'augmentation des fréquences de guerre lors des phases froides. Au final, de telles tensions entre l'homme et la nature se traduisaient par des ruptures dynastiques et des déclins en termes de population.
L’association entre climat et guerre exposée ci-dessus constitue la tendance de fond majeure de toutes les guerres répertoriées. Si ces conflits ne furent pas tous provoqués par révolution au long terme du climat, celui-ci en fournit le contexte : la majorité des conflits en Chine, lors du dernier millénaire, sont corrélés à des phases de refroidissement. Les fluctuations dans la disponibilité des ressources, résultant de l'action du climat, se révèlent indubitablement l'acteur causal majeur des alternances entre guerre et paix, entre dynasties et entre cycles démographiques. La raréfaction des ressources pouvait induire deux types de chaîne de causalité: la chaîne directe, qui voyait se multiplier les guerres visant à se procurer les biens de première nécessité ; et la chaîne indirecte, dans laquelle la raréfaction de la nourriture alimentait le ressentiment depuis longtemps généré par les contradictions sociales, augmentant se faisant la probabilité de conflits armés. Cette étude montre également que les mécanismes sociaux mis en place par les pouvoirs centraux (gestion d'importants stocks de grains pour prévenir les famines, logistique d'ampleur pour distribuer ces réserves, innovations sociales et économiques, encouragement du commerce ...), qui auraient pu atténuer l'impact des changements climatiques au long terme, se montrèrent inefficaces dans l'histoire chinoise.

Conclusion
            
L'impact des planètes géantes gazeuses sur le climat a eu une influence sur l'histoire des hommes, ainsi quand l'activité solaire a baissé, en refroidissant  les saisons, elle a engendré des guerres, des rébellions et a affaibli la démographie.
Nous avançons l’hypothèse que les géantes gazeuses ont influencé le climat terrestre depuis des millénaires et que les Hommes se sont adaptés à ces changements climatologiques, au cours de leur évolution biologique, provoqués par la gravitation des planètes gazeuses. Les "influences" de ces dernières se sont effectuées par l'intermédiaire de l'activité solaire ayant un impact sur les climats terrestres. Elles ont été effectives de façon "globale" sur la Terre et non de façon "individuelle" sur les personnalités humaines. On peut s'interroger sur le rôle qu'a pu jouer la capacité humaineà observer les astres dans l'adaptation biologique des hommes à ces géantes gazeuses. Jupiter et Saturne sont biens visibles, mais il faut savoir qu'Uranus est aussi visible à l’œil nu, lorsqu’il passe à son périgée (Kichen, 2014), et que , selon l’ethnoastronomie, à Hawai’i, Uranus avait été identifié et portait un nom "Heleela" avant l’arrivée des Européens (Guehennec, 1988, p. 137). Etant donné qu’Uranus, Neptune et Pluton sont en résonance (voir article "imaginaire anthropologique, le discours des astres"), s'adpter à la révolution d’Uranus cela revient à s’adapter aussi aux révolutions des autres transsaturniennes. La question de l'adaptation biologiques des hommes aux rythmes des géantes gazeuses par leur observation astronomique reste ouverte. Mais, il n'est pas interdit de penser que l'adaptation de la biologie humaine s'est faite en symbiose, dans l'inconscient collectif, avec le rôle des planètes gazeuzes sur l'environnement naturel des Hommes. C'est donc par l'intermédiaire de l'adaptation aux changements climatiques que l'on peut considérer l'existence des "influences" des planétes géantes.
 


 



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