L'Anthropo-Bio-Cosmologie : l'ABC des relations
Anthropologiques entre la Biologie humaine et le Cosmos

 
 
Statistique de Gauquelin : l'effet socio-professionnel
 
Les statistiques astrologiques ont plutôt démontré le manque de véracité des théories des astrologues. Par exemple, les études faites sur l’influence des signes du zodiaque ont infirmé les croyances astrologiques sur son influence. En revanche, certains résultats positifs sont intéressants.
 
Les statistiques de Gauquelin
L’idée initiale du mouvement de recherche statistique est intéressante dans la mesure où la préoccupation première était assez noble en soi, car il s’agissait de revenir aux sources astronomiques de l’astrologie. C’est le polytechnicien Paul Choisnard qui lança le mouvement de l’astrologie scientifique en tentant de partir de l'astronomie pour arriver à une corrélation entre certaines configurations astrales et certaines manifestations de l’activité sociale. En 1926 il fonde avec Gustave-Lambert Brahy le CEBESIA (Centre Belge d’Etude Scientifique des Influences Astrales). Léon Lasson, dans  Ceux qui nous guident(éditions Debresse, 1946), avait déjà relevé l’influence des levers et de culminations de la Lune chez 134 politiques, de Mercure chez 209 orateurs et écrivains, de Vénus chez 190 artistes, de Mars et Jupiter chez 158 chefs militaires, de Saturne chez 66 savants. Mais surtout, en 1955, les psychologues Michel et Françoise stat gauquelinGauquelin publièrent L'influence des astres, étude critique et expérimentale, fruit de trois années de travaux qui semblent indiquer que Mars se lève ou culmine plus souvent que ne le voudrait le hasard chez les sportifs de haut niveau, de même Jupiter pour les acteurs et politiciens, Saturne pour les membres de l'Académie des Sciences.
Tout d’abord, dans son premier ouvrage, L’Influence des astres, (Edition du Dauphin, 1955) Michel Gauquelin critique vivement les travaux de son prédécesseur Choisnard et livre les pièces à conviction de données de naissance d’état civil des personnages recueillis dans des dictionnaires spécialisés, soit 576 académiciens de médecine, 508 autres médecins notables, 570 sportifs, 676 chefs militaires, 906 peintres notables et 361 peintres mineurs, 500 acteurs, 494 députés, 349 membres de l’académie des sciences et 884 prêtres. Il obtenait déjà une fréquence significative de positions angulaires, principalement au lever et à la culmination, surtout pour trois planètes : Mars chez les sportifs, Mars et Jupiter chez les militaires, Jupiter chez les acteurs et les députés, Saturne chez les prêtres et Saturne-Mars chez les savants et les médecins. Dans son second livre Les Hommes et les Astres (Editions Denoël, 1960)les statistiques, cette fois étendue à l’Europe occidentale, élargissaient les cas testés de 5000 à un ensemble impressionnant d’environ 25.000 (avec 3142 chefs militaires, 3305 savants représentatifs, 1485 champions sportifs, 993 politiques) confirmaient les résultats de 1955.
Ainsi, selon Gauquelin, le lever et la culmination de Mars a une fréquence ne relevant pas du hasard chez les sportifs et les militaires. En ce qui concerne Jupiter, Gauquelin semble avoir prouvé la corrélation avec les mêmes phénomènes astronomiques chez les militaires, les acteurs, les journalistes et les auteurs dramatiques. Pour Saturne, il s’agit des médecins et des savants.
La description de la distribution idéale des statistiques de Gauquelin, portant sur 29000 positions françaises et étrangères des 3 planètes (Mars, Jupiter et Saturne), montre une courbe de fréquence évoluant graduellement des maxima aux minima. Les zones d’effet ne sont pas situées de part et d’autre des axes horizon-méridien mais environ au 2/3 après le passage des planètes sur ces axes (figure 42, source : Gauquelin, C’est écrit dans les astres, Pardès, 1991, p.216).
Qu’est-ce que les statistiques de Gauquelin prouvent-elles ?
Cela signifie que la courbe idéale des effets des planètes reflète les angularités des planètes. courbe idéaleTraditionnellement, ces angularités sont considérées avant et après les passages des planètes conjointes au méridien et à l’horizon. Ici, il s’agit de leur passage après.
Il serait néanmoins souhaitable de décaler les cuspides des maisons vers la droite, dans le sens du mouvement diurne, pour faire coïncider la valorisation des planètes par leur angularité au système de valorisation par les maisons, les maisons I et X devant donc être de part et d’autre de l’ascendant (AS) du méridien (MC) et ainsi de suite pour les autres maisons qui devraient se « déplacer » d’une demi maison dans le sens du mouvement diurne.
Sur quel type de dominante portent-elles ?
Pour revenir aux résultats positifs de Gauquelin, ils portent sur  Mars, Jupiter et Saturne, planètes diurnes pour la plupart . Le régime diurne des planètes correspond aux compétences acquises, culturelles et socioprofessionnelles, contrairement au régime nocturne qui signe les facultés biologiques, génétiques ou innées. Les effets des planètes « socioprofessionnelles » se font surtout ressentir après les levers et aux culminations planétaires et donc au-dessus de l’horizon, ce qui semble bien valoriser l’ostentation et le paraître social (pour les astrologues, les planètes au-dessus de l’horizon signent les tendances sociales et acquises) conforme aux valeurs des planètes diurne. Il est donc normal que les 3 planètes ressortent positivement dans les résultats statistiques sur les compétences professionnelles.
Selon ces résultats : Mars signe les sportifs de renommé, les militaires gradés, comme Jupiter qui signe les acteurs, alors que Saturne signe les grands médecins et savants. Il s’agit de reconnaissance des compétences socio-professionnelles, mais non pas de tempérament, de caractère, de « terrain ».
Ainsi, il est légitime de se demander si on doit se servir de la grille de lecture « restreinte » du statisticien pour toutes les dominantes, y compris celles qui concerne non seulement la vie socio-professionnelle mais aussi les autres pôles de la personnalité ?
Dans la pratique, les astrologues qui utilisent les résultats de Gauquelin, tout en les adaptant à la recherche des dominantes globales et de tous genres de la personnalité, optent pour une hiérarchisation angulaire des planètes de part et d’autre des levers (AS), couchers (DS), culminations (MC) et déclins maxima (FC) des planètes. Certes, ces hiérarchisations se font de part et d’autre de l’ascendant et du méridien (approximativement ½, ½) et non exactement comme Gauquelin (1/3, 2/3), mais ils ont au moins le privilège de rendre cohérent le système de dominance angulaire avec celui des maisons.
Pour les dominantes socio-professionnels, les astrologues prêtent aussi une grande attention aux planètes passant au-dessus de l’horizon, tout particulièrement à l’angle du méridien supérieur (MC), mais aussi aux planètes formant des trigones de domitude (calculés en arc de temps et non de longitude) se trouvant encadrées par les maisons II et VI. Pour l’autre pôle de la personnalité, plus « naturel », « caché » ou « inconscient », ils sont attentifs aux planètes passant au-dessus de l’horizon, plus particulièrement autour du méridien inférieur (FC) et aussi aux planètes des autres « pointes » des trigones de domitude dans les maisons VIII et XII. Dans ces exemples de la pratique astrologique, il apparaît donc la nécessité de cohérence entre système de domination planétaire et système des maisons astrologiques.


zone conditionaliste
Zones gauqueliniennes et maisons astrologiques
 
Les astrologues modernes se sont souvent inspirés des travaux statiques de Michel Gauguelin. Cette démarche astrologique est intéressante car c’est une excellente tentative de jonction entre science et tradition. Cette tentative impose cependant quelles remarques.
Selon la grille de Michel Gauquelin, en page 41 de son Ce qui est écrit dans les astres, se sont les planètes qui passent avant et après les angles du ciel qui représentent les dominantes planétaires.
Ainsi les planètes qui passent en maison XII ou dans le premier tiers de la maison I (c’est-à-dire « autour de l’ascendant ou lever) ou celles transitant la maison IX ou le dernier tiers de la maison X (c’est-à-dire « autour du MC ou culmination supérieure) sont considérées comme significatives des caractéristiques de la personnalité. Il en va de même pour les planètes gravitant autour du DS (coucher) et du FC (culmination inférieure). Cela est contraire à la tradition astrologique qui tient pour planètes dominantes (entre autre) les planètes de l’ascendant et de la maison I ainsi que celle du milieu du ciel et de la maison X. Les travaux de Gauquelin devraient ainsi inciter les astrologues à réviser leur grille de hiérarchisation des dominantes planétaires.
L’école conditionaliste, toujours aussi novatrice et courageuse, a tenu compte de la grille de hiérarchisation de Gauguelin, pour déterminer les dominantes planétaires. Les premières grilles, parues dans le COMAC, la revue des conditionalistes, se rapprochaient étroitement de celle de Gauquelin. Puis, en 1987, sous la plume de Richard Pellard dans le Manuel d’astrologie conditionaliste paru chez Dervy, cette grille se modifier quelque peu en s’approchant toujours des « limites » des zones définies par Gauquelin. Mais, la grille de hiérarchisation des planètes se modifiait sensiblement, en 1993, à la parution du Manuel d’astrologie universel du même R. Pellard, car les limites des zones des dominantes planétaires se trouvaient élargies à la moitié des maisons I, III, IV et VI, alors que les zones de domination des maisons VII, IX, X et XII se « rétrécissaient » au deux tiers.
 
 
 
 
Conclusion
 
Les statistiques de Gauquelin prouvent surtout la corrélation possible entre les significations des maisons I, IV, VII et X orientées, en général, vers le sens des valeurs, de la représentation, des institutions (en particulier, celles du mariage (VII), du terroir (IV), de la réussite (X) et de l’individu (I)) et celles des planètes du régime diurne orientées, elles aussi,  vers la réussite socio-professionnelle et les valeurs hiérarchiques.
 



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